Accueil du site > Actualités > Biologie d’elephas maximus

Biologie d’elephas maximus

jeudi 30 juin 2005

Elephas maximus, l’éléphant d’Asie - de l’ordre des Proboscidiens, famille des Eléphantidés -est, après son cousin Loxodonta africana, l’éléphant d’Afrique, le plus gros mammifère terrestre. Descendant d’une sorte de tapir qui vivait il y a environ 60 millions d’années, il fut au Pléistocène, sous la forme ancestrale du mammouth, beaucoup plus répandu sur notre globe.

De nombreuses particularités différencient l’éléphant d’Afrique de celui d’Asie. Le premier est plus grand que le second, sa peau est plus sombre, ses oreilles plus larges. Enfin, la trompe de l’éléphant d’Afrique se termine par deux appendices en forme de doigts alors que l’éléphant indien n’en compte qu’un. En outre, l’éléphant d’Afrique peut atteindre jusqu’à 3,70m de haut au garrot et peser 7 tonnes, tandis que son frère des Indes ne dépasse guère 3,20m pour un poids maximum de 5 tonnes. Enfin, le premier a le dos creusé et le second le dos rond. Signalons que l’on rencontre au Congo une race d’éléphants "nains" qui n’atteignent que 2 mètres au garrot.

Pour calculer la hauteur d’un éléphant à l’épaule, les cornacs mesurent la circonférence de son pied antérieur et multiplient par deux le chiffre obtenu.

La longévité de l’éléphant est comparable à celle des humains soit en moyenne 70 à 80 ans..

Société

Les troupeaux sont généralement constitués de femelles, de jeunes éléphants et d’un mâle âgé ; les mâles quant à eux vivent seuls ou en groupes de célibataires.

Les éléphants sont solidaires, grégaires, ont un profond sens de la famille et une loyauté à toute épreuve. Les éléphants vivent en hardes de quinze à trente animaux, conduits par la matriarche, la femelle la plus âgée du groupe. Le troupeau est constitué principalement de femelles, de jeunes et d’un mâle âgé. Les mâles, chassés du troupeau, vivent seuls ou en groupes de célibataires. Les jeunes mâles restent dans le groupe jusqu’à l’âge de 14 ans au plus tard, puis quittent le troupeau. Ils rejoignent d’autres troupeaux de mâles adultes, et ne retourneront vers les femelles que pour la procréation. Vers l’âge de 35 ans les mâles deviennent des "solitaires".

Les éléphants semblent avoir "conscience de la mort". Quand ils rencontrent des cadavres d’éléphants, ils essaient de les enterrer. Parfois, ils emportent les os. Les crânes retiennent le plus leur attention.

L’éléphant se différencie des autres animaux domestiques en ce sens que, du jour au lendemain, il peut retourner à l’état sauvage. Cela se produit fréquemment lorsque des cornacs, pour des raisons d’âge ou financières, rendent leur liberté à des animaux qui regagnent alors les forêts. Ils y vivent soit en solitaire comme n’importe quel mâle sauvage âgé, soit rejoignent un troupeau pour les femelles.

Nourriture

L’éléphant est herbivore. Il se nourrit de feuilles et de fruits, d’herbes, d’écorces, de branches d’arbres, de racines et de tubercules avec une préférence avérée pour les jeunes bambous. Il mange une grande partie de la journée, de préférence la nuit ou tôt le matin et absorbe de 200 à 300 Kg de nourriture par jour et jusqu’à 190 litres d’eau. Pour trouver de quoi se nourrir et se désaltérer, les hardes d’éléphants sauvages doivent migrer sur d’immenses territoires.

(photo : Alexandra Carron)

Reproduction

Les femelles s’accouplent vers quatorze ou quinze ans. La gestation dure entre 20 et 22 mois. Elles ont de 5 à 12 éléphanteaux au cours de leur vie. Les éléphanteaux tètent pendant près de 5 ans. A la naissance, un éléphant pèse enter 70 et 100 kg et mesure près de 1m.

Oreilles

Les larges oreilles qui recouvrent les pavillons auditifs servent à la fois de ventilateurs et de régulateur thermique du fait d’une très importante irrigation sanguine.

On remarque que plus le climat est chaud, plus les oreilles des pachydermes sont grandes. Ainsi, les oreilles de l’éléphant d’Afrique sont-elles immenses, alors que celles du mammouth, qui vivait dans des régions polaires, étaient toutes petites. Chez l’éléphant, les oreilles donnent aussi une indication de l’âge. Lorsque l’animal vieillit, elles perdent leur pigmentation et virent au rose tandis que le haut des oreilles se plie. Chaque repli correspond à une tranche de vingt ans.

Les oreilles des éléphants âgés sont souvent déchirées. C’est le résultat d’une vie passée en forêt où ronces et bambous acérés mettent les fragiles oreilles à rude épreuve. (photo : Alexandra Carron)

Peau

La peau de l’éléphant a entre 1,2 et 2,5 cm d’épaisseur, selon les parties du corps. Elle est souple, ridée et gris foncé et n’a rien d’une carapace. Contrairement aux idées reçues, la peau de l’éléphant est très sensible aux attaques du soleil ou des parasites qui ne manquent pas dans les forêts tropicales. Pour s’en prémunir, l’éléphant s’asperge régulièrement de poussière ou de boue. L’éléphant sent très bien le contact avec les plantes ou les incitations de son cornac.

(photo : Stéphanie Cohen)

Mouvements de marche - déplacement

L’éléphant marche à la vitesse de 6km/h, mais peut charger à une vitesse atteignant 40km/h. Son allure au trot s’appelle l’amble. L’éléphant ne peut ni galoper ni sauter des fossés, mais il est excellent nageur. L’éléphant peut aussi habilement et légèrement poser ses pieds sur un sol rocailleux que franchir des passages marécageux où la boue épaisse et collante lui arrive presque à mi-pattes. La surface plantaire extrêmement importante réduit d’autant plus le poids total à répartir. De ce fait, et ce malgré sa masse, l’éléphant marche presque silencieusement. Sur terrain sec, les quatre « semelles feutrées » de l’éléphant ne laisse quasiment aucune trace. Ainsi l’éléphant peut être très discret en forêt au point de pouvoir semer, sans faire aucun bruit, un pisteur proche de quelques mètres.

L’éléphant est si adroit qu’il peut emprunter des chemins impraticables pour l’homme. Parois abruptes, sentes escarpées ou pentes glissantes ne lui font pas peur. Il est extrêmement rare qu’un éléphant tombe et les cornacs ont une confiance absolue dans la sûreté du pas de leur monture. (photo : Stéphanie Cohen)

La Trompe

La trompe est un organe très musclé formé par la lèvre supérieure et le nez réunis. Organe olfactif, tactile et aussi habile qu’une main pour la préhension, la trompe peut aussi bien flairer affectueusement un éléphanteau, s’enrouler autour d’un tronc d’arbre pour le soulever que saisir délicatement une plante à déguster ou un objet à examiner. La trompe de l’éléphant d’Asie ne possède qu’un appendice en forme de doigt, contrairement à celle de l’éléphant d’Afrique qui en a deux. L’éléphant respire avec sa trompe, mais aspire aussi, de l’eau ou de la poussière, pour la souffler. Dressée en l’air elle sert de capteur sensoriel puissant. Lourde de plus de cent kilos et composée de 150.000 muscles, elle est, balancée avant de frapper, une véritable massue capable de briser les reins d’un tigre ou de mater un rival.

Il semblerait que les éléphants peuvent échanger entre eux des informations à l’aide de sons basses fréquences produits dans les fosses nasales.

Le mot Proboscidea, qui désigne l’ordre auquel appartient l’éléphant parmi les mammifères, vient du grec proboscis qui signifie « avant-bouche ». (photo : Stéphanie Cohen)

Yeux

Les yeux distinguent mal les couleurs et voient flou passé quelques dizaines de mètres. Petits et fixés sur une tête peu mobile, ils ne sont pas le meilleur organe des sens de l’éléphant.

Mais cette faiblesse est largement compensée par son ouïe et son odorat extrêmement développés. Les éléphants ont trois paupières : la supérieure, l’inférieure et la dernière qui protège l’iris. Les yeux sont protégés par de longs cils d’environ 2 cm.

(photo : Stéphanie Cohen)

Les défenses

Les défenses, malheureusement faites d’ivoire - puisque cela vaut à l’éléphant d’être traqué pour la valeur marchande de ces incisives supérieures géantes - servent à fouiller le sol à la recherche de racines ou de tubercules, à racler une écorce, à se battre s’il le faut. (photo : Stéphanie Cohen)

Les dents

Les éléphants n’ont que quatre molaires, une de chaque côté des mâchoires inférieure et supérieure. Chaque molaire est une plaque massive d’environ 30cm de long et 10cm de large. Quand elles sont usées par la végétation, elles sont remplacées par d’autres, plus grandes, qui progressent à partir de l’arrière des mâchoires. (photo : Stéphanie Cohen)


À propos du site | Contact | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0 | Espace privé | © 2008 ElefantAsia